mercredi 18 avril 2018

Colloques Autisme13 et Autisme Paca : le stand Art Autisme Recherche

 Le 17 mars se tenait le colloque organisé par Autisme 13 
à la Penne sur Huveaune sur le thème 
LA SOUFFRANCE
chez les personnes autistes
Comprendre pour mieux soigner
 
 pendant les pauses, les participants pouvaient découvrir 
le stand Art Autisme Recherche installé dans le hall
Calendrier, marque pages, cartes postales, 
vendus au bénéfice de la recherche sur l'autisme 
un projet qui émane de la FAVIE (Fédération Autisme Vie Entière)
dont Bruno GEPNER est le président
le Dr Bruno GEPNER intervenait dans l'après-midi : 
"à l'interface du monde externe et du monde interne : stress, anxiété, dépression "
à retenir les interventions très humoristiques d'Amélie TSAAG
(suggérant à d'éventuels constructeurs de meubles dans la salle
de créer des meubles pour arrêter de se cogner dans les angles,
 ou autres idées délicieuses pour nous faire sourire)
 ou du rayonnant Joseph SCHOVANEC
s'appuyant sur le vécu d'Antonin Artaud,
il suggère que notre société s’attèle à donner
une vie décente aux autistes, afin que même les non autistes
en souffrance en soient également bénéficiaires
 Le 7 avril 2018, dans le Var à Six Fours, 
se tenait le colloque organisé par Autisme PACA 
sur le thème Autistes et Artistes
Marie Bertaina, tour à tour dansant sur le violon de Valentin Mérou, 
ou dansecrimant avec Nicolas T de Beauregard
(qui exposait par ailleurs ses gravures)
les adorables sketches des enfants-ados
art-thérapie, musicothérapie étaient en toile de fond
cités par le Dr Bruno Gepner dans son intervention "Artistes autistes"
Pablo l'enfant bleu, Joseph Schovanec, Marie Bertaina, 
Valentin Mérou, Miriam Benatia-Mayer, Stephen Wiltshire, 
Glenn Gould, David Helfgott, Ludwig Wittgenstein,
Franz Kafka, Anne Astier, Daniel Tammet
et puis son expérience de musicothérapie 
avec le GAM (Groupe d'Adultes autistes Musiciens)
une démonstration live a suivi, avec l'accompagnement 
de Valentin Mérou
pendant ce temps, un petit attroupement se faisait 
au stand Art Autisme Recherche
pour découvrir les dessins d'Anne Astier 
sous forme de calendrier, marque pages et cartes postales



merci à Autisme 13 et Autisme Paca de nous avoir permis ce petit stand
à l'occasion de ces colloques qui ont attiré un public motivé
avec des intervenants de qualité

lundi 5 mars 2018

Un calendrier pour le printemps ?


Sortir un calendrier pour le printemps ? … Et pourquoi pas.

Nous avions semé les graines d’une collaboration en septembre, et nous avons étroitement mis en commun nos idées, nos paroles, au service d’un projet qui au départ devait être un calendrier. Mais comment ? Un calendrier pour le mois d’avril ? …

Bousculant les idées reçues de l’art du calendrier, il fallut donc en réinventer l’approche, et trouver à créer sur mesure un calendrier atemporel qui n’en soit pas un, qui soit aussi un livre d’artiste, un album à colorier, un agenda à annoter et postiter, un petit jeu d’énigmes, une méditation philosophique sur le temps.

Le voici donc fraichement cueilli pour vous, prêt à emplir sa mission de départ : produire un financement pour faire avancer les travaux de 2 projets de recherche sur l’autisme.

Soutenu par une collection d’objets d’artiste (déclinaison de cartes postales, marque pages et reproduction de dessins originaux) Art Autisme Recherche est un concept global inspiré par la synergie.
Mon calendrier a été conçu par Anne Astier (écrivain et artiste, autiste Asperger) 
sur une idée de François Féron (neurobiologiste, chercheur) 
et accompagné jusqu’à la réalisation par Bruno Gepner (psychiatre, chercheur)


Mon calendrier, 40 pages, 21 x 23,5 cm : 15€ (+ 4,50 en envoi protégé et suivi)
Le marque page assorti : 1,50€
Renseignements et bons de commande sur le site de la FAVIE
(Fédération Autisme Vie Entière)
Marque pages : 2€
cartes postales : 4€
reproductions 20 x 18 cm : 5€

vendredi 20 octobre 2017

L'importance du monocorde de Pythagore dans la musique/performance de Bertrand DAURAT

Du plus loin que je connaisse Bertrand DAURAT au début des années 80, 
il empruntait des chemins mathématiques pour créer sa musique. 
Le voilà revenu, en ce 6 octobre 2017, présentant sa conférence lors du 
Festival POC à Marseille
"L'importance du monocorde de Pythagore dans la musique"



Voici sa vision de La corde, dérivée du monocorde de Pythagore.
C'est le luthier Alain LE GOUIC qui fabriqua cette corde géante, 
tendue sur une place un soir de grand vent, alors que dans le public 
de nombreux enfants assistaient avec leurs parents

Le lendemain, projection de quelques uns de ses films d'animation,
sur fond de performance à la contrebasse


jeudi 19 mai 2016

Les laissés pour compte de Jean-Michel Moigno

Dans le calme de son atelier, Jean-Michel MOIGNO prépare une exposition qu'il installera au large de Marseille, sur l'île du Frioul, à partir du 15 Juin 2016

Jean-Michel ne se soucie pas des nouvelles technologies, mais bien plutôt de l'humain ; son attachement au vivant le pousse à recueillir en son coeur la rencontre qu'il a eue avec certains êtres croisés sur le bord de sa vie, qui auraient semblé insignifiants à n'importe qui mais lui, les revalorise dans de très petites peintures, humbles mais touchantes à l'extrême, car chacune révèle un moment de vie capté dans l'instant-même de la rencontre
alors, chacun de ces êtres prend vie, sous la parole de Jean-Michel, qui se souvient, évoque, réanime, entoure d'amour et de tendresse
      et comme par une touche magique qui restituerait une information augmentée, les frêles morceaux de bois, tous récupérés dans la rue, troués, abîmés, rejetés, restituent un nom et une histoire     
Voici l'homme isolé, on ne dit pas s'il est prisonnier ou s'il s'isole de son plein gré
les deux garçons de café
les vieux amants
la femme au mur rouge, le garçon boucher
la femme battue, la chienne
elle, c'est l'attente
il y a aussi l'homme au monocle, celui au bec de lièvre, la vieille, le jeune roumain au pull rouge, son ami algérien, la jeune fille aux cheveux rouges, la jeune femme peintre, le jeune syrien des boat people, Cécile qui passe ses journées dans la rue, et un autoportrait qui s'appelle Le rejet
 les inséparables, le mangeur de pierre (une pierre a été comme avalée par une racine d'arbre)
l'amour fou, en deux peintures qui ne forment qu'une, et les noces de diamant
Son atelier, lieu de sobriété, est aussi celui d'une mise en scène de mobilier récupéré, sur lequel garde un oeil le bouledogue disparu, la bien aimée Missa, dont les cendres reposent encore dans la cuisine
Tomy lui-même a été recueilli après un parcours bien malheureux de maltraitance
il a trouvé refuge ici et se trouve enfin aimé
car tout ici trouve refuge, même cette carcasse cassée d'oiseau a été restaurée à l'aide d'un vieux pinceau qui sert maintenant de tête et trône sur le lustre
un oiseau, vrai celui-là, a été recueilli lui aussi, abandonné sur un balcon, et il s'appelle Gameboy
toutes les plantes de la cour ont été trouvées dans la rue, jetées par leurs propriétaires ; elles ont retrouvé leur verdure et forment un endroit paisible

 jusqu'aux pierres que certains ont jeté dans son "jardin" ont trouvé une place dans un coin, près d'un vieux balai transformé en lampadaire
 Jean-Michel MOIGNO est plus qu'un peintre, c'est un témoin du vivant, un collecteur d'histoires, un défenseur de la vraie richesse, celle qu'on préserve humblement au très profond de soi
"L'âme déçue", sa dernière peinture en cours, d'après une oeuvre de Ferdinand Holder
Finalement, seule une âme déçue trouve ses propres chemins vers la paix, profonde, que procure l'assistance à l'autre, la main tendue, pour offrir un vrai refuge d'amour
Et alors pour Jean-Michel, ce sont tous un peu comme ses enfants, il les protège à sa façon car il a su lire dans leurs yeux, quand même, un tout petit espoir

exposition au Tapaloca - Place du Marché - Ile du Frioul - Marseille (06 21 15 69 30) à partir du 15 juin